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Campagne pour un milliard d’arbres


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L’agrofesterie

Formule : agriculture + sylviculture = agroforesterie

L’agroforesterie est un système associant l’agriculture, avec ses productions à court et moyen terme (cultures et élevages), et la sylviculture, avec ses productions à plus long terme (bois et services). La mise en oeuvre de cette pratique peut passer par la plantation d’arbres – à faible densité :50 à 100 individus/ha – dans les champs ou des pâturages ou, à l’inverse, par la mise en culture ou en herbe d’éclaircies au sein de parcelles boisées.

Sur le plan agricole, l’agroforesterie offre une diversification des activités, et la double assurance d’un revenu courant (culture, élevage) et d’un revenu sur le long terme (bois). Planter progressivement 10 à 20 % de sa surface cultivée en parcelles agroforestières n’obère la production agricole que de moins de 5 % : les recherches, sur parcelles expérimentales ou par simulation, démontrent que les problèmes réels de compétition entre arbre et culture, que ce soit pour la lumière, l’eau ou même les éléments nutritifs, ne nuisent pas à l’efficacité de cette association. Des études sont par ailleurs menées pour diminuer les effets de la compétition interspécifique, notamment au niveau du système racinaire, par le développement d’une technique de cernage des racines (par taille mécanique souterraine). Il faut cependant trouver un équilibre, car les racines présentent un intérêt au niveau de la captation des intrants lessivés et drainés et contribuent par leur décomposition à une fertilisation du sol, en complément de la litière.

L’agroforesterie permet d’autre part de protéger les cultures et les animaux des aléas climatiques (soleil, vent, pluie), et de préserver le sol, en favorisant sa fixation, et en stimulant la microfaune et la microflore.

Enfin, cette alternative à un boisement pur et simple, permet de maintenir uneactivité agricole sur des terroirs qui autrement seraient menacés de désertification. Sur le plan forestier, l’espacement entre les arbres permet une croissance plus rapide et plus régulière (diamètre, qualité du bois), les cultures intercalaires participant à l’entretien des plantations et à leur préservation face aux risques d’incendies en zones sensibles. .Enfin, sur le plan environnemental, l’agroforesterie représente une amélioration de la valorisation des ressources naturelles. Entre autres résultats, il s’avère qu’un hectare de parcelle agroforestière où se mêlent noyers ou merisiers et céréales, produit autant que 1,3 hectares cultivés où arbres et céréales seraient séparés. Outre la protection des sols et des eaux, ces structures paysagères, qui peuvent présenter un intérêt pour les activitésrécréatives, améliorent la biodiversité par l’abondance des effets lisières (multiplication des écotones) : entre autres, elles favorisent la diversité du gibier, de l’avifaune et des populations d’hyperparasites. Ces derniers, parasites des parasites, sont très importants pour améliorer la protection des cultures (lutte biologique).

 

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