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Campagne pour un milliard d’arbres


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Forêts et effet de serre

Le constat : une croissance accélérée des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère - Grâce à certains gaz présents dans son atmosphère, la terre bénéficie d'un effet de serre naturel, indispensable à la vie puisqu'il maintient sa température moyenne à 15°C, au lieu de -18°C ! En effet, le soleil rayonne de l’énergie solaire sur la terre, dont une partie (45%) est renvoyée dans l’espace. Les gaz à effet de serre (vapeur d’eau, gaz carbonique ou CO2, méthane ou CH4, protoxyde d’azote ou N20, certains gaz fluorés, etc.) «piègent» une partie des rayons (infra-rouges) renvoyés, ce qui augmente la température de la surface terrestre. Mais le développement démographique et économique récent perturbe cet équilibre en injectant des quantités croissantes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, principalement du CO2 produit par combustion d'énergie fossile ou déforestation. Ces émissions dépassent la capacité de fixation des écosystèmes et le taux de CO2 atmosphérique ne cesse d'augmenter (+ 20% en 50 ans).

Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, l'activité humaine affecte un paramètre déterminant des équilibres de la biosphère - La communauté scientifique s'accorde unanimement à annoncer des déséquilibres climatiques et écologiques importants, exposant à court terme les populations et les activités humaines à des risques majeurs : phénomènes météorologiques extrêmes accentués (ouragans, tempêtes, sécheresses, inondations…), fonte des glaciers continentaux, augmentation du niveau des océans, difficultés d'adaptation des formations végétales (cultures, milieux naturels…) à l'évolution trop rapide des climats, impacts épidémiologiques (modification de la virulence et des zones d'infestation de pathologies, virus).

Des processus de négociation et des engagements internationaux : La Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique et son Protocole de Kyoto - La prise de conscience des risques induits par l'augmentation des gaz à effet de serre et le caractère mondial de cette problématique ont conduit la communauté internationale à se mobiliser. Ainsi, la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, lancée au Sommet de Rio en 1992 est entrée en application le 21 mars 1994. Elle a été signée par 178 États, plus l'Union européenne. Lors de la conférence de Kyoto en 1997, un protocole, issu de cette Convention, a été adopté par lequel les pays développés s'engagent sur des objectifs quantifiés - juridiquement contraignants - et un calendrier de réduction d'émission de gaz à effet de serre.

« Le traitement de la forêt dans le protocole de Kyoto. Perspectives pour le post 2012 »

La fonction de "puits de carbone" des forêts : un outil pour contrer l'augmentation du CO2 atmosphérique - Mécanisme fondamental du monde vivant, la photosynthèse est une réaction biochimique qui transforme des molécules d'eau (H2O) et de gaz carbonique (CO2) en molécules d'oxygène (O2) et de glucides (matière organique), grâce à l'énergie lumineuse. Les arbres synthétisent ainsi du bois, qui stocke durablement du CO2 prélevé dans l'atmosphère.

Les écosystèmes forestiers abritent 80% du carbone de la végétation terrestre et 40 % du carbone des sols : une forêt naturelle en équilibre maintient un important stock de carbone dans la biomasse aérienne (feuilles, branches, troncs, arbustes), dans la biomasse souterraine (racines…), dans les sols (matière organique, humus…), la litière et le bois mort.

Une forêt gérée durablement stocke efficacement du CO2. Pendant la phase de croissance, grâce à la photosynthèse, la forêt fonctionne comme une véritable "pompe à CO2" qui stocke du CO2 atmosphérique dans le bois et les sols.

Dans les pays développés, la déforestation est un problème marginal ou non existant (la superficie des bois et forêts augmente en France). L’enjeu principal concerne plutôt la capacité de stockage des forêts existantes, c’est à dire la possibilité d’augmenter les quantités de carbone stockées par unité de surface. Dans ce contexte, le développement de l’utilisation du bois en substitution des énergies fossiles ou de matériaux intensifs en énergie, qui assurent des réductions d’émissions permanentes, est particulièrement important.

Dans des forêts gérées durablement, comme en France, les prélèvements de bois pour la consommation humaine sont ajustés aux capacités de production biologique des écosystèmes forestiers et ils sont répartis dans le temps pour assurer un approvisionnement régulier. Quand les forêts sont ainsi exploitées, elles permettent :

  • De stocker du carbone : Les forêts absorbent naturellement du CO2 en phase de croissance et stockent ce carbone dans le bois et les sols. Augmenter les surfaces forestières permet de séquestrer du carbone prélevé dans l'atmosphère et de créer de nouveaux " puits de carbone ". Au rythme de 15 millions d'ha par an - essentiellement en zone tropicale - la déforestation est la seconde cause d'émission de CO2. Lutter contre ce phénomène est donc une priorité de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, qui prévoit des décisions sur le sujet lors de la conférence climat de Bali en décembre 2007.

  • D’utiliser du bois comme matériau en substitution de matériaux plus « énergivores » (qui nécessitent de grosses quantités d’énergies pour leur fabrication et destruction ou retraitement, ce qui augmente les émissions de gaz à effet de serre durant leur cycle de vie). 1 m3 de bois stocke environ 1 tonne de CO2 et sa substitution à de l’acier ou du béton permet d’éviter l’émission, en moyenne, de 0,8 tonne de CO2 (source : charte Bois construction environnement).

  • D’utiliser du bois comme sources d’énergie renouvelable en substitution d'énergie fossile , afin de produire de la chaleur seule ou de la chaleur et de l’électricité (cogénération).

Utilité de la campagne « Plantons pour la planète » dans la lutte contre l’effet de serre : créer de nouveaux puits de carbone par boisement – Le boisement permet d'installer de nouvelles forêts qui vont activement fixer du CO2 pendant leur croissance (nouveaux "puits de carbone") et agir concrètement pour réduire l’effet de serre. Le boisement participe aussi au maintien de la biodiversité, la protection des sols ou des ressources en eau et soutient le développement local, notamment dans les pays en développement.

Planter des arbres pour séquestrer du CO2 et atténuer l’effet de serre ne résoudra qu’une petite partie du problème et ne doit pas nous empêcher de changer nos comportements individuels afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre dues notamment à nos habitudes de transport non-pérennes (26% des émissions de gaz à effet de serre en France, en augmentation de 23% depuis 1990 !) et la mauvaise efficacité énergétique de nos habitations (13 % des émissions, en augmentation de 22% depuis 1990 !).

 

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